Nouveau blog.
Vous pourrez suivre la suite de nos aventures sur
http://peregrinos2009.canalblog.com/
Le blog en est à son tout début mais faites y un petit tour juste pour écouter le son de la Gaïtas de Galicia.
Vous pourrez suivre la suite de nos aventures sur
http://peregrinos2009.canalblog.com/
Le blog en est à son tout début mais faites y un petit tour juste pour écouter le son de la Gaïtas de Galicia.
Une suite verra bientôt le jour sur un nouveau blog:
L'adresse sera communiquée dans un prochain article.
Il se nommera "Des étoiles plein les yeux" et contiendra le récit de notre Camino au jour le jour ainsi que les nombreuses photos et films réalisés lors de notre pèlerinage.
Notre premier blog sera à ce moment référencé dans les liens.
Le compte à rebours est enfin disparu de la colonne. Cela veut dire qu'en ce 26 août 2009 à 17H15 nous nous envolerons pour l'Espagne. Demain sera l'étape de liaison entre Santander et Fromista et à partir de vendredi nous marcherons sur le chemin qui nous a fait rêver durant tant de longs mois. La forme est là et nous espérons mener à bien notre aventure.
En revenant, une suite sera a inscrire dans le blog mais tous les récits et toutes les photos ramenées seront à ce moment au rayon souvenirs.
Poussière, boue, soleil et pluie. C'est le chemin de Saint-Jacques.
Des milliers de pèlerins et plus d'un million d'années.
Pèlerin, qui t'appelle? Quelle est cette force obscure qui t'attire? Ni le champ des étoiles, ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navaraise, ni le vin de la Rioja, ni les fruits de mer des Galiciens, ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle? Quelle est cette force obscure qui t'attire? Ni les gens du Chemin, ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, ni le coq de la Calzada, ni le palais de Gaudi, ni le château de Ponferrada.
Tout cela, je le vois au passage et ce m'est une joie de tout voir. Mais la voix qui, moi, m'appelle, je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse; la force qui, moi, m'attire je ne sais même pas l'expliquer.
Nous avions imaginé de partir sur le chemin en possession d'un instrument de musique, le plus simple possible, avec l'intention d'en extraire quelques notes lorsque l'envie ou l'atmosphère se présenterait.
Possédant un tour à bois, me vint l'intention de tourner des fifres. Hors il me manquait des dimensions et quelques astuces. J'ai bien fait des recherches sur internet sans qu'elles soient vraiment fructueuses. C'est alors que...
L'été dernier lors d'une visite chez un de mes oncles, dans la discussion non seulement je lui apprends que j'ai l'intention de partir avec mon frère sur les chemins de Compostelle mais lui me confie qu'il fabrique des fifres en bois et que son petit fils en joue.
Hasard ! Je lui ai donc demandé quelques précisions quant aux dimensions et autres précisions...
J'ai mieux que cela, je t'en donnerai un comme modèle en buis de Provence et du bois pour en fabriquer un pour ton frère. Le bois est celui d'un poirier de mon jardin que j'ai abattu l'an dernier.
Je me suis donc lancé dans le tournage de ces fifres, un que je garde en souvenir et les deux autres qui nous accompagneront en Espagne.
Bien sur ils sont loin d'être parfaits mais voilà...
Une nouvelle étape vient d’être passée et nous approchons maintenant de la date tant attendue de notre départ pour Compostelle.
En ce 14 mai 2009, j’en ai terminé de ma vie professionnelle et malgré que je fusse heureux de pouvoir retrouver une vie civile après avoir consacré 39 ans à ma carrière militaire, c’est avec une certaine amertume que j’ai quitté mes relations de travail. Je me consacrerai dorénavant à ma famille, à mes passions et bien sûr je vais profiter des trois mois restant avant notre pèlerinage pour peaufiner la préparation de notre périple et repenser mon sac à dos. Aujourd’hui, c’est décidé je commence sérieusement l’apprentissage de ma flûte galoubet. Jacques a voulu marquer cette date du 14 mai en m’offrant un superbe oiseau façonné dans du bois de mûrier.
Il a intitulé cette sculpture « l’envol », en rapport à l’événement qui est je n’en doute plus maintenant, un nouveau départ pour une vie plus seraine.
Lors de notre dernière balade où nous avons traversé d'Erpion à Vergnies les magnifiques campagnes et paysages bordants les lacs de l'eau d'Heure j'ai pu voir Jacques prendre de drôles de positions au raz de terre. Mais que fait-il ainsi penché? La Mecque n'est pas dans cette direction! Mais non, il règle simplement la prise de vue de son appareil numérique.
Dans cinq mois jour pour jour nous serons en chemin vers Compostelle. Notre compteur à rebours indique désormais le chiffre 4. Les billets sont déjà réservés à bord du vol Ryanair pour Santander. Départ de Gosselies le 26 août 2009 à 17H15 et retour le 23 septembre 2009, atterrissage prévu à 22H55 sur le tarmac de Gosselies. L’étude des bagages est terminée, nous prendrons chacun un kit bag renfermant notre sac à dos. Nos bourdons seront unis dans la même protection de plastique à bulles et le tout voyagera en soute. Depuis le temps que nous attendions le décompte des derniers mois. Ce qu’il nous reste à faire, c’est obtenir nos crédentiales et je dois également écrire pour réserver (si possible) nos deux lits dans l’albergue de Santander. Cette fois cela se précise et nous avons hâte de nous retrouver dans la Meseta afin de parcourir nos premiers kilomètres.
Je n’ai aucuns souvenirs du jour de ma naissance. Je ne me souviens pas du premier câlin fait à ma mère. Je ne me souviens pas de mes premiers pas. Je me souviens de mes mauvais bulletins à l’école. Je me souviens de la soupe de feuille faite au bassin de natation de Limete en compagnie de Martine. Je me souviens du jour où Jacques a mis le feu à la brousse. Je me souviens de mon opération des amygdales et de la glace au « mont d’or ». Je me souviens de nos vacances chez mes grands-parents à Fontaine Valmont où grâce à mon fusil de bois je délivrais la petite voisine et après avoir rempli mes chaussures de neige. Je me souviens du cheminement des saisons à la campagne. Je me souviens des jours de famine à notre retour du Congo où notre mère se battait tous les jours pour nous trouver de quoi manger. Je me souviens de tous nos souvenirs revenus par fût métalliques lorsque nous habitions Lodelinsart. Je me souviens de ma première bagarre avec un élève de l’école St Laurent. Je me souviens lorsque mon grand père avait reçu un essaim d’abeille sur la tête. Je me souviens lorsque nous avions égorgé des oies Jacques et moi. Je me souviens des arachides à l’entrée de l’église et du chewing-gum collé dans mes yeux pour faire rire les filles. Je me souviens de la peine d’avoir vu mon grand-père mourir. Je me souviens des soirées de nouvel-an avec notre maman déguisée en mousquetaire. Je me souviens de mon entrée à l’armée. Je me souviens de la démobilisation de mon frère. Je me souviens de la mort de ma grand-mère. Je me souviens du déchirement d’avoir vu ma mère mourir chez moi et du départ de mon parrain. Je ne me souviens pas de la séparation avec Jacques mais je me souviens de nos retrouvailles. Je me souviens de notre première marche et de la naissance de notre projet de Compostelle. Je me souviens du jour où pour la première fois j’ai vu Pierre…